Les jarretières optiques simplex et duplex assurent le brassage entre les tiroirs optiques, les coffrets et boîtiers, les prises terminales optiques, les modules SFP/SFP+ et les équipements actifs. Elles jouent un rôle direct dans la performance du lien, la lisibilité du brassage et la facilité de maintenance.
Pour un installateur, choisir une jarretière optique ne consiste pas uniquement à sélectionner une longueur. Il est essentiel de vérifier le type de fibre, la connectique, le polissage, le format simplex ou duplex et la cohérence avec l’architecture réseau déployée.
Une jarretière optique relie un équipement actif à une interface passive, par exemple entre un tiroir optique et un switch équipé de modules SFP, ou entre une PTO et un équipement terminal optique. Elle doit garantir une faible perte d’insertion, une bonne tenue mécanique et une manipulation simple en exploitation.
La jarretière simplex est utilisée lorsqu’une seule fibre suffit, notamment dans certaines liaisons FTTH, applications spécifiques ou raccordements unidirectionnels. La jarretière duplex est le format le plus courant en réseau local, en backbone optique de bâtiment et en salle informatique, car la majorité des liaisons Ethernet sur fibre utilisent deux fibres : une pour l’émission et une pour la réception.
Le premier critère est la compatibilité avec l’infrastructure installée. Une jarretière OM3 ou OM4 convient au brassage multimode en réseau LAN et en datacenter. Une jarretière OS2 est adaptée aux liaisons monomodes, aux rocades et aux architectures évolutives sur de plus longues distances.
En FTTH, une jarretière G657 est souvent préférable, car elle supporte mieux les rayons de courbure serrés dans les logements, les goulottes, les prises terminales et les petits boîtiers.
Le choix entre LC/LC, SC/SC, LC/SC ou SC/APC dépend des équipements raccordés et des supports utilisés. Le connecteur LC est fréquent en baie pour sa compacité et sa densité. Le SC reste très courant dans les installations standards. Le SC/APC est particulièrement utilisé en FTTH, notamment avec les PTO, DTIO, boîtiers FTTH et certains équipements opérateur.
Une jarretière trop longue encombre le brassage et complique la maintenance, tandis qu’une jarretière trop courte peut mettre les connecteurs en contrainte. Il est donc recommandé de choisir la longueur utile, avec un cheminement propre dans le tiroir optique, le guide-câbles ou le coffret mural.
L’erreur la plus fréquente est de mélanger les types de polissage, notamment APC et UPC. Ces connectiques ne doivent pas être associées, car elles peuvent générer des pertes importantes et détériorer les interfaces optiques.
Il faut également éviter de choisir une jarretière non cohérente avec la fibre installée ou une longueur excessive qui dégrade la propreté du brassage. En environnement FTTH, l’utilisation d’une fibre non adaptée aux faibles rayons de courbure peut aussi pénaliser les performances réelles du lien.
Une jarretière simplex utilise une seule fibre. Une jarretière duplex utilise deux fibres et constitue le format le plus courant pour les liaisons Ethernet sur fibre.
L’OM4 est destinée aux réseaux multimodes, notamment en LAN et en datacenter. L’OS2 est utilisée pour les liaisons monomodes, les longues distances, les rocades et les architectures évolutives.
La fibre G657 est conçue pour mieux supporter les faibles rayons de courbure. Elle est particulièrement adaptée aux installations FTTH, aux boîtiers compacts et aux cheminements contraints.
Le choix dépend de l’équipement raccordé, de la densité recherchée dans la baie et du type d’architecture optique. Le LC est fréquent sur les modules SFP, le SC est courant en installation standard et le SC/APC est largement utilisé en FTTH.
Il est recommandé de choisir la longueur utile, sans surlongueur inutile, afin de conserver un brassage propre, lisible et facile à maintenir.